La seconde main en France en 2026 : tous les chiffres clés (marché, Vinted, écologie)
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La seconde main n'est plus une mode passagère : c'est devenu un pilier de la consommation des Français. Mais entre les chiffres qui circulent, souvent périmés, parfois gonflés, difficile de savoir ce que pèse vraiment le marché. Voici le dossier de référence : tous les chiffres clés 2026 de la seconde main en France, vérifiés et sourcés (Xerfi, ADEME, Institut Français de la Mode, GlobalData, données des plateformes).
On observe ce marché de l'intérieur : chez Friptadium, on alimente en stock des centaines de revendeurs avec nos box de vêtements au kilo, et on vend nous-mêmes sur les plateformes. Ces chiffres, on les vit au quotidien. Règle de transparence : chaque donnée est datée et sourcée, et quand les estimations divergent (fréquent sur un marché jeune et fragmenté), on le précise plutôt que de trancher arbitrairement.
Le marché : la seconde main pèse jusqu'à 14 milliards d'euros en France en 2024 (Xerfi), en croissance d'environ +12 % sur un an.
Vinted : plus de 23 millions d'utilisateurs en France, près d'un tiers de la population, et son premier marché mondial.
L'écologie : acheter un vêtement d'occasion plutôt que neuf réduit son empreinte carbone de 50 à 90 % (ADEME).
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Tous les chiffres clés de la seconde main (marché, Vinted, écologie), vérifiés et sourcés. Parfait pour étayer tes annonces et ta communication.
📄 Télécharger le dossier (PDF)Le marché de la seconde main en France, en chiffres
Selon Xerfi, le marché de la seconde main a généré près de 14 milliards d'euros en France en 2024, tous circuits confondus (vêtements, mobilier, électronique…). En se concentrant sur la mode et le textile (le cœur du sujet), les estimations situent le marché autour de 7 milliards d'euros, en hausse d'environ 12 % sur un an.
La dynamique est nette : le textile d'occasion pèserait plus de 4,6 milliards d'euros en France en 2025 et progresse deux fois plus vite que le marché du neuf (Xerfi). La mode représente à elle seule près de 40 % du marché de la seconde main (CCI Paris Île-de-France), de loin le premier poste.
À l'échelle mondiale, le marché de la seconde main a dépassé 100 milliards d'euros en 2024, et la mode d'occasion devrait doubler d'ici 2027 pour atteindre environ 350 milliards de dollars, dépassant alors la fast fashion (GlobalData). Un terrain de jeu idéal pour qui veut acheter au kilo pour revendre.
Qui achète de la seconde main en France ?
L'achat d'occasion est devenu un réflexe de masse : près de 3 Français sur 4 ont acheté un produit de seconde main au cours de l'année, toutes catégories confondues, contre 64 % en 2023 (étude Novascope). En quelques années, la seconde main est passée de pratique de niche à habitude ancrée.
Les moteurs ? Le pouvoir d'achat d'abord, mais aussi l'écologie et la recherche de pièces uniques. Le profil type penche vers des consommatrices urbaines et actives, et les 18-30 ans sont particulièrement à l'aise avec l'occasion. Autrement dit : la demande est large, installée et intergénérationnelle.
↑ Revenir au sommaireVinted, le moteur de la seconde main française
Impossible de parler seconde main en France sans Vinted. Lancée en France en 2013, la plateforme y compte plus de 23 millions d'utilisateurs fin 2024, près d'un tiers de la population, et son premier marché mondial (environ 30 % de ses inscrits). À l'échelle européenne, Vinted dépasse 105 millions d'utilisateurs.
Les chiffres économiques confirment la puissance du modèle : 813 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2024 (+36 % sur un an) et plus de 500 millions d'articles en ligne. Au premier trimestre 2025, Vinted était même l'enseigne ayant vendu le plus de vêtements en France, devant Amazon et Kiabi (baromètre Institut Français de la Mode).
Signe de l'ancrage culturel : « Vinted » génère plus de 6 millions de recherches par mois en France, l'une des marques les plus recherchées du pays. Pour qui veut vendre sérieusement sur Vinted, c'est un océan d'acheteurs, mais aussi une concurrence féroce, où le sourcing fait la différence.
Mode d'occasion contre fast fashion : le basculement
Pendant que la seconde main accélère, le modèle du neuf jetable montre ses limites. L'industrie textile produit près de 100 milliards de vêtements par an dans le monde, dont une large part finit rapidement en décharge ou incinérée. Elle émet à elle seule environ 2 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (davantage que les vols internationaux et le trafic maritime réunis) et consomme près de 4 % de l'eau potable mondiale (ADEME).
C'est tout l'intérêt du basculement en cours : la mode d'occasion devrait doubler d'ici 2027 et dépasser la fast fashion. Chaque vêtement qui trouve une seconde vie, c'est un vêtement neuf qui n'est pas produit.
L'impact écologique de la seconde main, en chiffres
Les chiffres environnementaux donnent le vertige, et ce sont le meilleur argument de la seconde main. Fabriquer un t-shirt neuf nécessite en moyenne 2 700 litres d'eau (l'équivalent d'environ 70 douches) et un jean entre 7 000 et 10 000 litres (ADEME).
À l'inverse, choisir l'occasion réduit l'empreinte carbone d'un vêtement de 50 à 90 % par rapport au neuf : environ 80 % de moins pour un jean, 85 % pour un pull en laine, 86 % pour un manteau (ADEME). Prolonger la vie d'un vêtement, même de quelques mois, suffit à éviter l'essentiel de l'impact de sa fabrication.
Pour un revendeur, ce n'est pas qu'un argument moral : c'est un argument de vente. Mettre ces chiffres dans vos annonces et votre communication, c'est répondre à la motivation n°1 d'une part croissante des acheteurs.
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Ce que ces chiffres changent pour les revendeurs
Derrière les statistiques, une opportunité concrète. Un marché à deux chiffres de croissance, des dizaines de millions d'acheteurs sur une seule plateforme, et une demande tirée à la fois par le budget et l'écologie : les conditions d'un vrai business de revente n'ont jamais été aussi réunies.
Mais la même abondance crée la concurrence. Ce qui sépare un revendeur rentable d'un autre, c'est le coût d'achat à la pièce et la qualité du stock. C'est exactement là qu'un approvisionnement au kilo, trié et prêt à vendre, change l'équation : un coût d'entrée bas, une rotation rapide, des pièces qui collent à la demande. Si vous débutez, notre guide de l'achat-revente pour débutants couvre tout, du statut à la première vente ; et pour viser les pièces qui partent vite, voyez les marques qui se revendent le mieux. Pensez aussi à laver et préparer vos pièces avant la mise en vente.
↑ Revenir au sommaireLe récap : les chiffres à retenir
• Marché France 2024 : jusqu'à 14 Md€ (Xerfi), +12 %/an.
• Mode / textile : ~40 % du marché ; plus de 4,6 Md€ en 2025, 2× plus vite que le neuf.
• Marché mondial : 105 Md€ en 2024, puis ~350 Md$ pour la mode d'occasion d'ici 2027.
• Adoption : ~3 Français sur 4 achètent de l'occasion.
• Vinted France : 23 M+ d'utilisateurs (1er marché mondial) ; 813 M€ de CA groupe (2024).
• Écologie : 50 à 90 % d'empreinte carbone en moins vs neuf ; 1 jean neuf = jusqu'à 10 000 L d'eau.
Sources : Xerfi, ADEME, Institut Français de la Mode, GlobalData, Novascope, CCI Paris Île-de-France, LSA. Données 2023-2025, dernières disponibles à la publication.
↑ Revenir au sommaireSeconde main en France : les questions fréquentes
Combien pèse le marché de la seconde main en France ?
Environ 14 milliards d'euros en 2024 tous circuits confondus selon Xerfi, dont environ 7 milliards pour la seule mode, avec une croissance d'environ 12 % sur un an.
Quelle part la mode représente-t-elle dans la seconde main ?
Près de 40 % du marché de la seconde main en France, ce qui en fait le premier poste devant l'électronique et le mobilier (CCI Paris Île-de-France).
Combien Vinted a-t-il d'utilisateurs en France ?
Plus de 23 millions d'utilisateurs fin 2024, soit près d'un tiers de la population. La France est le premier marché mondial de Vinted, qui dépasse 105 millions d'utilisateurs en Europe.
La seconde main va-t-elle dépasser la fast fashion ?
Oui selon GlobalData : la mode d'occasion mondiale devrait doubler d'ici 2027 pour atteindre environ 350 milliards de dollars et dépasser la fast fashion.
Combien de Français achètent de l'occasion ?
Près de 3 Français sur 4 ont acheté un produit de seconde main au cours de l'année, contre 64 % en 2023 (étude Novascope).
Acheter d'occasion réduit-il vraiment l'impact écologique ?
Oui : choisir l'occasion réduit l'empreinte carbone d'un vêtement de 50 à 90 % par rapport au neuf selon l'ADEME, et évite une fabrication très gourmande en eau (jusqu'à 10 000 litres pour un jean).
Pourquoi la seconde main explose-t-elle ?
Trois moteurs : le pouvoir d'achat, la conscience écologique et la recherche de pièces uniques, le tout amplifié par des plateformes comme Vinted qui ont rendu l'achat-vente entre particuliers très simple.
La revente de vêtements est-elle rentable en 2026 ?
Le marché et la demande sont porteurs. La rentabilité dépend surtout du coût d'achat à la pièce : c'est pourquoi un sourcing au kilo, à bas coût et prêt à vendre, est le levier numéro un d'une activité rentable.
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