Veste de travail vintage : bleu de travail français, veste en moleskine et chore jacket. Reconnaître, dater, coter
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Mis à jour le 29 septembre 2026 · Par Thibault, cofondateur de Friptadium
Une veste de travail vintage se reconnaît à sa coupe droite, à ses grandes poches plaquées, à ses poignets boutonnés et à son tissu épais : toile ou sergé de coton pour le bleu de travail, moleskine pour la veste bleue ou noire des ouvriers et artisans, toile ou denim pour la chore jacket américaine. On la date par l'étiquette (adresse, code postal, téléphone, composition) et, sur Vinted, un bleu de travail vintage s'affichait le plus souvent entre 15 et 35 € le 29 septembre 2026.
Les pages qui sortent sur « veste de travail homme » vendent surtout du neuf. Ce guide fait l'inverse : il vous apprend à reconnaître les vraies vestes de travail anciennes, françaises et américaines, à lire leurs étiquettes pour les dater, à choisir la bonne taille et à connaître leur cote avant d'acheter ou de revendre. On l'écrit en revendeurs : on trie et on vend de la seconde main depuis 2022, avec plus de 5 000 évaluations sur Vinted, et le workwear fait partie de ce qu'on voit passer chaque saison.
- Trois familles : le bleu de travail français (toile ou sergé de coton), la veste en moleskine (coton très serré au toucher velouté, bleue ou noire) et la chore jacket américaine, souvent à col en velours côtelé.
- Les marques françaises à connaître : Adolphe Lafont (Lyon, 1844), Molinel (1845), Le Mont Saint Michel (1913), Vétra (1927), Bragard (1933, vestes de cuisine) et Le Laboureur (1956).
- Dater : un code postal à cinq chiffres sur l'étiquette place la veste après 1972, un téléphone à huit chiffres après 1985, à dix chiffres après 1996 ; du Tergal (polyester) après 1954.
- « Sanfor » n'est pas une marque : c'est la mention d'un coton pré-rétréci par sanforisage, procédé breveté en 1930.
- La cote (prix affichés sur Vinted, 29 septembre 2026) : bleu de travail vintage 15 à 35 €, veste en moleskine 35 à 90 €, chore jacket 25 à 55 €, Adolphe Lafont 25 à 59 €, Le Laboureur 70 à 145 €.
- Entretien : 30 °C sur l'envers, pas de sèche-linge ni d'assouplissant, séchage sur cintre.
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Voir toutes les FriptaboxC'est quoi, une veste de travail vintage ?
Une veste de travail vintage est une veste conçue à l'origine pour le travail manuel et fabriquée il y a au moins vingt ans : coupe droite, tissu de coton épais, plusieurs poches plaquées, boutons sur le devant et aux poignets. En France, on l'appelle bleu de travail ou veste de travail ; aux États-Unis, sa cousine s'appelle chore jacket ou chore coat.
Le mot recouvre plusieurs pièces qu'on confond souvent en friperie :
- Le bleu de travail : au sens strict, la tenue bleue des ouvriers (veste, pantalon, salopette ou combinaison). En seconde main, « veste bleu de travail » désigne la veste droite en toile ou en sergé de coton bleu.
- La veste en moleskine : même coupe, mais dans un coton très serré et gratté, doux au toucher, le plus souvent en bleu ou en noir.
- La veste de peintre : la version blanche, portée par les peintres.
- La chore jacket (ou chore coat) : la veste de travail américaine, en toile, en denim ou en coutil, souvent avec un col en velours côtelé.
Toutes se portent aujourd'hui en ville, comme une surveste ou une veste de mi-saison. Pour replacer la veste de travail parmi les autres grands modèles (bomber, harrington, trucker, caban), voyez notre sélection des vestes et manteaux vintage homme ; ici, on va dans le détail de cette seule pièce.
↑ Revenir au sommaireDu bleu de travail à la chore jacket : l'histoire
La veste de travail naît en France au XIXe siècle, avec l'essor industriel : ouvriers, artisans et paysans portent une veste de coton solide teinte en bleu indigo, d'où le nom de bleu de travail. Les États-Unis en tirent leur chore coat, que Carhartt commercialise en 1917. Le vêtement redevient une pièce de mode à partir des années 1990, puis un classique du workwear.
Selon Wikipédia, c'est au XIXe siècle que le bleu devient la couleur du monde ouvrier et que la notion de « bleu de travail » apparaît. L'article anglophone consacré à la chore coat va plus loin : la couleur indigo de la veste française aurait inspiré l'expression américaine « blue-collar worker », les cols bleus. La veste est pensée pour durer : tissus épais, poches pour les outils et le tabac, poignets boutonnés pour remonter les manches.
Deux dates repères encadrent l'histoire :
- 1844 : à Lyon, Adolphe Lafont crée pour son beau-père charpentier une salopette à poche centrale pour les outils, la « cotte 406 ». La marque revendique l'invention de la salopette, un vêtement que Wikipédia dit popularisé en France au XXe siècle, notamment par Coluche.
- 1917 : aux États-Unis, Carhartt sort sa chore coat, avec col doublé de velours côtelé, coutures triples et poches rivetées. Son histoire, ses modèles (Detroit, Active, Michigan) et sa cote sont détaillés dans notre guide du Carhartt d'occasion.
La suite, c'est la mode. Wikipédia situe dans les années 1990 le retour de la chore jacket chez des marques comme J.Crew, Lands' End, Burberry ou Ralph Lauren, puis sur les podiums (Valentino, Balenciaga, Loewe, Fendi, Prada) au XXIe siècle. En France, l'article « Bleu de travail » note qu'après 1968 des ouvriers revendiquent de travailler avec leurs propres vêtements, et que dans les années 2010 le workwear séduit la jeune génération. C'est ce mouvement qui a fait passer le bleu de travail du vestiaire d'atelier aux portants de friperie. Le style workwear dans son ensemble est présenté dans notre guide des styles vestimentaires en seconde main.
↑ Revenir au sommaireToile, sergé, moleskine, velours : reconnaître le tissu
Le tissu dit presque tout d'une veste de travail. La toile de coton est lisse, mate et raide, le sergé montre de fines lignes en diagonale, la moleskine est un coton très serré dont la surface grattée donne un toucher doux proche du daim, le velours côtelé a des côtes en relief. Une veste fine, fluide et brillante est souvent en polyester, donc plus récente.
| Tissu | Comment le reconnaître | Où on le trouve |
|---|---|---|
| Toile de coton | Tissage simple et serré, surface mate, tenue raide qui s'assouplit avec les lavages | Bleus de travail, chore jackets |
| Sergé (croisé) | Fines lignes en diagonale bien visibles de près, tissu dense | Bleus de travail, vestes Vétra (croisé de coton lourd) |
| Moleskine | Coton très serré, tissé en satin puis gratté ou rasé : toucher doux proche du daim, aspect mat et un peu velouté | Vestes bleues ou noires des ouvriers et artisans français |
| Velours côtelé | Côtes en relief parallèles, toucher doux | Col des chore coats américaines, vestes et pantalons en velours |
| Denim | Sergé de coton indigo, envers plus clair que l'endroit | Chore jackets en jean |
La moleskine mérite qu'on s'y arrête, parce que le mot a deux sens en français. Pour les vêtements, c'est un coton épais : Wikipédia (en anglais) le décrit comme un tissu de coton tissé en satin à effet trame, puis gratté ou rasé pour obtenir un fini proche du suède, parfois si serré qu'il coupe le vent. Le même mot désigne aussi une toile enduite imitant le cuir, celle des carnets : rien à voir avec une veste de travail. Wikipédia présente la moleskine comme le pendant français du denim américain, les deux étant souvent teints à l'indigo.
Frottez le tissu entre le pouce et l'index. La moleskine est douce et épaisse, avec un léger duvet ; le sergé montre ses diagonales ; la toile est lisse et sèche. Si la veste est fine, fluide et froide au toucher, lisez l'étiquette : c'est souvent un mélange de polyester et de coton, plus récent et moins recherché.
Le bleu de travail français
Le bleu de travail français est une veste droite, non doublée, en toile ou en sergé de coton bleu, avec trois poches plaquées dont une à la poitrine, une fermeture à boutons et un bouton à chaque poignet. Les pièces anciennes se reconnaissent à leur bleu délavé de façon irrégulière, à leurs reprises et à une étiquette ancienne, que l'on date avec la méthode plus bas.

La silhouette a très peu changé en un siècle, ce qui explique qu'on confonde facilement une veste des années 1960 et une réédition. La description de la veste Le Mont Saint Michel par le magazine Les Rhabilleurs donne la base : veste non doublée, trois poches plaquées dont une à la poitrine, boutonnières visibles et un bouton par manche. Le Laboureur décrit son veston, fabriqué à Digoin, en coupe droite avec trois poches plaquées et une poche intérieure ; la marque l'appelle aussi « coltin ».
Le bleu
La teinte classique du vêtement de travail est souvent appelée « bleu hydrone », rappelle le site Tissus Papi. Sur une pièce ancienne, ce bleu a pâli : plus clair sur les épaules, les coudes, le bord des poches et le col, plus foncé sous les rabats et dans les coutures. C'est cette patine qui fait le charme d'un bleu de travail vintage. Un bleu uniforme, vif et sans aucune usure indique plutôt une pièce récente ou très peu portée.
Ce qui fait monter ou baisser le prix
- Monte : coton épais, bleu délavé naturellement, reprises anciennes et propres, étiquette de marque lisible, boutons d'origine.
- Baisse : polyester majoritaire, coupe de vêtement professionnel récente (bandes réfléchissantes, zip, logo d'entreprise brodé), trous non réparés au col ou aux poignets, taches de graisse incrustées.
Moleskine noire, veste de peintre et velours
La couleur d'une veste de travail française disait autrefois le métier : bleu pour les ouvriers d'usine, blanc pour les peintres, noir pour les charpentiers, selon Wikipédia. La veste en moleskine noire est donc la veste des charpentiers, la veste de peintre est blanche, et le velours côtelé habille surtout le col des chore coats américaines et des vestes plus chaudes.
La veste en moleskine noire
C'est la veste des charpentiers. Le Laboureur rappelle qu'il habille les Compagnons du tour de France, et que ses pièces phares sont le largeot de charpentier (le pantalon) et le veston, le « coltin ». Avec les lavages, le noir pâlit : décrivez la nuance réelle dans l'annonce plutôt que d'écrire « noir » si la veste est devenue grise.
La veste de peintre
Blanche, elle garde parfois des traces de peinture. Pour la revente, une veste de peintre tachée se vend sur son allure et son histoire : décrivez les taches honnêtement, photographiez-les et ne promettez pas qu'elles partiront au lavage.
Le velours côtelé
Aux États-Unis, le velours côtelé est la signature de la chore coat : col doublé de velours chez Carhartt dès 1917, col en velours ou en cuir sur la barn jacket, sa version plus chaude. En France, Le Mont Saint Michel cite les pantalons en velours côtelé parmi ses pièces historiques, à côté de la veste en moleskine lourde. Dans les annonces qu'on a relevées, on croise aussi des vestes de travail et de paysan entièrement en velours côtelé.
↑ Revenir au sommaireLes modèles à reconnaître d'un coup d'œil
Six modèles de vestes de travail reviennent en friperie : le bleu de travail en toile ou en sergé, la veste en moleskine bleue ou noire, la veste de peintre blanche, la veste en velours côtelé, la chore jacket américaine et la barn jacket, plus chaude, à col en velours ou en cuir. Les vestes de travail allemandes et militaires en moleskine s'y ajoutent souvent dans les annonces.

| Modèle | À reconnaître | Tissu |
|---|---|---|
| Bleu de travail | Coupe droite, trois poches plaquées, non doublé, un bouton par poignet, bleu délavé | Toile ou sergé de coton |
| Veste en moleskine | Même coupe, tissu épais et velouté, bleu ou noir | Moleskine de coton |
| Veste de peintre | Coupe droite, couleur blanche, traces de peinture fréquentes | Coton |
| Veste en velours | Côtes en relief sur toute la veste | Velours côtelé |
| Chore jacket | Boutonnée, poches devant, poignets boutonnés, col souvent en velours côtelé | Toile, denim, coutil |
| Barn jacket | Plus chaude, lourde et structurée, col en velours ou en cuir, finition parfois cirée ou imperméable | Toile épaisse, toile cirée |
La chore jacket forme une famille à elle seule. Carhartt en est la référence ; pour l'autre grand nom du workwear américain, voyez notre guide Dickies d'occasion. Dans les annonces, on trouve aussi des vestes de travail allemandes en coton et d'anciennes vestes militaires en moleskine : Wikipédia rappelle que l'armée ouest-allemande a utilisé de la moleskine gris olive des années 1960 au début des années 1990. Ces pièces se vendent sur leur allure, pas sur un nom.
Si vous hésitez entre une veste de travail et une pièce outdoor plus technique, notre guide du gorpcore en seconde main explique ce qui sépare le workwear (toile épaisse, usure, marque) du gorpcore (matériel de randonnée, technologie, marque).
↑ Revenir au sommaireLes marques françaises historiques
Les marques françaises de vêtements de travail qu'on croise en vintage sont Adolphe Lafont (Lyon, 1844), Molinel (Frelinghien, 1845), Le Mont Saint Michel (Pontorson, 1913), Vétra (Paris, 1927), Bragard (Vosges, 1933, surtout des vestes de cuisine) et Le Laboureur (Digoin, 1956). Plusieurs produisent encore aujourd'hui : une étiquette de marque ne suffit donc pas à dater une veste.
| Marque | Fondation | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|---|
| Adolphe Lafont | 1844, Lyon | Revendique l'invention de la salopette (la « cotte 406 »). Rachetée plusieurs fois, notamment par le groupe Kwintet en 2000, puis intégrée à Cepovett ; fabrication actuelle en Tunisie, au Maroc, en Chine et au Bangladesh selon Wikipédia. |
| Molinel | 1845, Frelinghien (Nord) | Vêtements professionnels (atelier, restauration, soins). Revenue sous propriété française en 2023, selon La Gazette France. |
| Le Mont Saint Michel | 1913, Pontorson | Fondée par les frères Louis et Henri Ariès pour les ouvriers, artisans et paysans bretons et normands. Veste en moleskine lourde, boutons en corozo sur la veste actuelle. Relancée en 1998 comme marque de mode. |
| Vétra | 1927, Paris (île Saint-Louis) | Fondée par Édouard Beerens, toujours dirigée par la famille. Installée dans la Sarthe depuis 1940, où elle fabrique encore en France. Vestes en croisé de coton lourd. |
| Bragard | 1933, Saulxures-sur-Moselotte (Vosges) | Fondée par Henri Bragard, spécialiste des vêtements de cuisine : sa veste « Grand Chef » est devenue une référence. Installée à Épinal depuis 1966. |
| Le Laboureur | 1956, Digoin (Saône-et-Loire) | Fondée par Primo Zélanti, reprise en 2019 par Jean et Vianney Copleutre. Veston « coltin », largeot de charpentier, bleus de travail ; fabrication en France. |
Retenez une règle simple : ces marques ne sont pas « vintage » par nature. Le Laboureur, Vétra, Le Mont Saint Michel et Lafont vendent toujours des vestes neuves, et on retrouve sur Vinted beaucoup de ces pièces récentes, à des prix plus élevés. Ce qui fait une veste vintage, c'est son âge, que l'on vérifie avec la méthode ci-dessous. Pour une pièce de marque chère, un contrôle d'authenticité reste utile : notre legit check donne la méthode générale.
Sur Vinted, de nombreuses vestes de travail sont classées sous la marque « Sanfor ». Ce n'est pas une marque : « Sanfor » ou « sanforisé » signale un coton pré-rétréci par sanforisage, un procédé mécanique breveté aux États-Unis en 1930 par Sanford Lockwood Cluett. La mention apparaît donc sur des vestes de fabricants différents. Si vous vendez, cherchez la vraie marque sur une autre étiquette et gardez « Sanfor » dans la description.
Comment dater une veste de travail
Pour dater une veste de travail, on croise plusieurs indices : l'adresse du fabricant (un code postal à cinq chiffres date d'après 1972), un numéro de téléphone (huit chiffres après 1985, dix après 1996), la composition (le Tergal, un polyester, n'existe que depuis 1954), la mention Sanfor, le pays de fabrication, les boutons et l'usure. Aucun indice ne suffit seul.

- Lire l'étiquette de marque : notez le nom, le logo, la typographie et toute adresse, puis comparez avec des étiquettes de la même marque dont l'époque est connue. Le style d'une étiquette change au fil des décennies.
- Regarder le code postal : en France, le code postal est d'abord un numéro de département à deux chiffres (expérimenté en 1964, généralisé en 1965), puis il passe à cinq chiffres à partir de 1972. Une adresse « 69 Lyon » et une adresse « 69003 Lyon » ne datent pas de la même époque.
- Chercher un numéro de téléphone : les numéros français passent à huit chiffres le 25 octobre 1985, puis à dix chiffres le 18 octobre 1996. Un numéro à dix chiffres commençant par 01 à 05 place l'étiquette après 1996.
- Vérifier la composition : une veste 100 % coton peut être de toutes les époques. La mention « Tergal », marque de polyester fabriquée en France par Rhodiacéta, ne peut pas être antérieure à 1954. Un mélange polyester et coton est donc un indice de fabrication plus récente, à croiser avec le reste.
- Repérer la mention Sanfor : elle ne peut pas précéder le brevet du sanforisage de 1930. Elle ne date pas la veste à elle seule, mais confirme un coton traité contre le rétrécissement.
- Lire le pays de fabrication : un « made in France » est cohérent avec une veste ancienne, sans la prouver. À l'inverse, Wikipédia indique qu'Adolphe Lafont fabrique aujourd'hui en Tunisie, au Maroc, en Chine et au Bangladesh : une Lafont venue de l'un de ces pays n'est pas forcément ancienne. Notre guide du « Made in PRC » et du pays de fabrication explique comment lire cette mention.
- Examiner boutons, coutures et usure : boutons tous identiques et cohérents avec la veste, coutures régulières, usure aux endroits logiques (col, poignets, bord des poches, coudes). Un bouton différent des autres signale une réparation ; une usure trop régulière peut trahir une pièce vieillie artificiellement.
Ces repères donnent un « pas avant » ou un « pas après », jamais une année précise. Pour la méthode générale de datation (étiquettes d'entretien, fermetures éclair, époques), voyez aussi notre guide complet du vêtement vintage. Pour les chore coats Carhartt, l'étiquette a sa propre chronologie, détaillée dans notre guide Carhartt.
↑ Revenir au sommaireLes tailles des vestes de travail
Les vestes de travail françaises utilisent souvent des tailles de vêtement de travail qui ne correspondent pas aux tailles de prêt-à-porter. Chez Vétra, la taille 42 correspond à un tour de poitrine de 83 à 87 cm (S) et la taille 48 à 96 à 99 cm (L). Sur une pièce vintage, le plus sûr reste de mesurer la veste à plat.
| Taille Vétra | Tour de poitrine | Taille allemande | Taille générale |
|---|---|---|---|
| 42 | 83 à 87 cm | 48 | S |
| 44 | 88 à 91 cm | 50 | M |
| 46 | 92 à 95 cm | 52 | M |
| 48 | 96 à 99 cm | 54 | L |
| 50 | 100 à 103 cm | 56 | L |
| 52 | 104 à 107 cm | 58 | XL |
Dans ce tableau, le chiffre de la taille correspond à peu près à la moitié du tour de poitrine : c'est un bon réflexe pour lire une vieille étiquette. Mais chaque marque et chaque époque ont leur patron, et un coton ancien a pu rétrécir. Les mesures à noter, veste fermée et posée à plat :
- Largeur de poitrine d'une aisselle à l'autre (à multiplier par deux pour le tour).
- Longueur dos, du bas du col jusqu'à l'ourlet.
- Largeur d'épaules, d'une couture d'épaule à l'autre : c'est la mesure qui se retouche le moins.
- Longueur de manche, de la couture d'épaule au bout du poignet.
Une veste de travail se porte volontiers un peu ample, par-dessus un pull. Pour convertir les lettres et les tailles européennes, notre tableau des tailles XS à XXL donne les correspondances en centimètres.
↑ Revenir au sommaireLa cote en 2026 : combien vaut une veste de travail ?
Sur Vinted, le 29 septembre 2026, la moitié centrale des prix affichés allait de 15 à 35 € pour un bleu de travail vintage, de 35 à 90 € pour une veste en moleskine, de 25 à 55 € pour une chore jacket, de 25 à 59 € pour une Adolphe Lafont et de 70 à 145 € pour une Le Laboureur. Il s'agit de prix affichés.
| Recherche Vinted | Annonces relevées | Moitié centrale des prix affichés | Médiane |
|---|---|---|---|
| veste bleu de travail vintage | 94 | 15 à 35 € | 25 € |
| veste moleskine | 96 | 35 à 90 € | 54 € |
| chore jacket | 96 | 25 à 55 € | 38 € |
| Adolphe Lafont (annonces de la marque, recherche « veste adolphe lafont vintage ») | 77 | 25 à 59 € | 35 € |
| Le Laboureur (annonces de la marque, recherche « veste le laboureur ») | 87 | 70 à 145 € | 110 € |
Méthode : première page de résultats de chaque recherche sur Vinted, tri par pertinence, relevée le 29 septembre 2026 ; la « moitié centrale » va du premier au troisième quartile, ce qui écarte les prix extrêmes. Pour les deux marques, on n'a gardé que les annonces dont la marque affichée était bien Adolphe Lafont ou Le Laboureur. La recherche « chore jacket » mélange des pièces vintage et des vestes neuves de prêt-à-porter, et la recherche Le Laboureur contient beaucoup de pièces récentes, d'où son niveau plus élevé. Notre relevé du 28 septembre sur « veste bleu de travail vintage », publié dans le guide des vestes vintage homme, donnait 15 à 36 € : les deux relevés concordent.
Ce qui explique les écarts, à état égal : la matière (dans notre relevé, les vestes en moleskine s'affichent plus cher que les bleus de travail en toile), la marque et sa lisibilité, l'âge prouvé par l'étiquette, la patine et la taille. Pour fixer votre propre prix, notre méthode pour estimer le prix de revente d'un vêtement s'applique très bien à ces vestes.
↑ Revenir au sommaireRevendre une veste de travail vintage
Pour revendre une veste de travail vintage, écrivez un titre qui combine la pièce, la matière, la marque, la couleur et la taille mesurée, photographiez l'étiquette, la patine et chaque reprise, et mettez-la en ligne dès septembre, car c'est une veste de mi-saison. Les mots que tapent les acheteurs sont « bleu de travail », « moleskine », « chore jacket » et « workwear ».
- Le titre : « Veste de travail moleskine bleue vintage Adolphe Lafont taille 48 (L) workwear » plutôt que « veste bleue ». Ajoutez « bleu de travail » et « chore jacket » dans la description : les annonces utilisent les deux.
- Les photos : la veste entière à plat et portée, le tissu en gros plan, l'étiquette, les boutons, les zones d'usure et les reprises. Nos conseils pour photographier ses vêtements pour vendre valent aussi ici.
- La description : les quatre mesures à plat, la composition, l'époque si l'étiquette la prouve (sinon, écrivez « probablement » et pourquoi), et les défauts nommés clairement.
- Le calendrier : la veste de travail se vend en mi-saison, dès la rentrée puis au printemps. Voyez notre calendrier du revendeur pour caler vos mises en ligne.
La demande vient aussi des revendeurs. En septembre 2026, un revendeur qui lançait son dressing Vinted spécialisé nous a demandé une box homme orientée vintage, streetwear et workwear pour l'automne, avec des surchemises en velours côtelé ou en flanelle épaisse et, si le poids le permettait, une veste de travail en toile. La veste de travail y figurait en option : c'est la pièce qui donne son caractère à un stock workwear.
Chiner une veste à la fois prend du temps. Pour un stock de départ, notre box workwear et gorpcore au kilo rassemble des pièces triées de ces deux familles, selon les arrivages, présence des marques non garantie. Pour les pantalons et vestes américaines, nos guides Carhartt et Dickies donnent les repères de chaque marque.
Laver et entretenir une veste de travail
Une veste de travail en coton ou en moleskine se lave en machine à 30 °C au maximum, sur l'envers, avec un essorage doux, puis sèche à l'air sur un cintre. Évitez le sèche-linge, l'eau de Javel et l'assouplissant, qui peut laisser des traces blanches sur la moleskine. Lavez-la seule la première fois et gardez la patine, qui fait sa valeur.
- Le sèche-linge : Asphalte l'exclut pour sa veste en moleskine. Séchez à l'air libre, sur un cintre, pour garder la forme des épaules, et tirez doucement le tissu encore humide pour limiter le rétrécissement, comme le conseille la marque Largeot et Coltin.
- L'assouplissant : la marque Largeot et Coltin le déconseille, surtout sur la moleskine, pour éviter les marques blanches.
- Le lavage trop chaud : Asphalte recommande 30 °C au maximum pour sa veste en moleskine, sur l'envers, essorage à 400 tours par minute. Laver plus froid que l'étiquette est toujours possible.
- Le repassage appuyé : Asphalte indique 150 °C au maximum avec un peu de vapeur, sans forte pression. Les températures par matière sont dans notre guide pour repasser ses vêtements.
Pour une pièce ancienne, ajoutez deux réflexes. Fermez les boutons et videz les poches avant le lavage. Et ne cherchez pas à raviver le bleu : la patine fait le charme d'un bleu de travail vintage. Les petits trous se reprisent ; sur une veste de travail, une reprise visible et propre fait partie du style, à condition de la montrer dans l'annonce.
↑ Revenir au sommaireFAQ veste de travail vintage
Comment reconnaître une vraie veste de travail vintage ?
Regardez la coupe (droite, non doublée, poches plaquées, poignets boutonnés), le tissu (toile, sergé ou moleskine de coton épais), l'étiquette (marque, adresse, composition) et l'usure, qui doit se trouver au col, aux poignets, aux poches et aux coudes. Une veste fine en polyester, avec bandes réfléchissantes ou zip, fait plutôt penser à un vêtement professionnel récent.
Quelle différence entre un bleu de travail et une chore jacket ?
Le bleu de travail est la veste de travail française, née au XIXe siècle, en toile, en sergé ou en moleskine de coton bleu. La chore jacket, ou chore coat, est sa cousine américaine : même idée de veste boutonnée à poches, mais souvent en toile ou en denim, avec un col en velours côtelé, comme la chore coat lancée par Carhartt en 1917.
C'est quoi, la moleskine d'une veste de travail ?
C'est un coton très serré, tissé en satin puis gratté ou rasé, qui a un toucher doux proche du daim et peut couper le vent. On la présente souvent comme le pendant français du denim. À ne pas confondre avec la moleskine des carnets, une toile enduite qui imite le cuir.
Pourquoi les vestes de travail sont-elles bleues ?
Au XIXe siècle, le bleu devient la couleur du monde ouvrier en France, d'où le nom de bleu de travail. D'autres couleurs disaient le métier : blanc pour les peintres, noir pour les charpentiers. Selon Wikipédia, cette veste bleue aurait inspiré l'expression américaine des cols bleus.
Comment dater une veste de travail ancienne ?
Croisez les indices de l'étiquette : un code postal à cinq chiffres date d'après 1972, un téléphone à huit chiffres d'après 1985 et à dix chiffres d'après 1996, la mention Tergal d'après 1954, la mention Sanfor d'après 1930. Ajoutez le pays de fabrication, les boutons et l'usure. Aucun indice ne donne une année exacte.
Que veut dire « Sanfor » sur l'étiquette d'une veste de travail ?
Ce n'est pas une marque : Sanfor ou sanforisé indique un coton pré-rétréci par sanforisage, un procédé breveté en 1930 par Sanford Lockwood Cluett pour limiter le rétrécissement au lavage. Beaucoup d'annonces Vinted le classent à tort comme marque ; cherchez le vrai fabricant sur une autre étiquette.
Combien vaut une veste bleu de travail vintage ?
Le 29 septembre 2026, la moitié centrale des prix affichés sur Vinted allait de 15 à 35 € (médiane 25 €) pour une veste bleu de travail vintage, et de 35 à 90 € pour une veste en moleskine. Une marque lisible, un coton épais et une belle patine tirent le prix vers le haut. Ce sont des prix affichés, pas des prix de vente.
Quelles sont les marques françaises historiques de vestes de travail ?
Adolphe Lafont (Lyon, 1844), Molinel (Frelinghien, 1845), Le Mont Saint Michel (Pontorson, 1913), Vétra (Paris, 1927), Bragard (Vosges, 1933, surtout pour la cuisine) et Le Laboureur (Digoin, 1956). La plupart produisent encore : leur étiquette ne suffit pas à prouver qu'une veste est ancienne.
Comment choisir la taille d'une veste de travail ?
Les vestes de travail françaises ont souvent leurs propres tailles : chez Vétra, une taille 48 correspond à un tour de poitrine de 96 à 99 cm, soit un L. Sur une pièce vintage, mesurez la veste à plat (poitrine, épaules, longueur, manches) et comparez avec une veste qui vous va.
Comment laver une veste en moleskine ?
En machine à 30 °C au maximum, sur l'envers, avec un essorage doux, sans assouplissant ni eau de Javel, puis séchage à l'air sur un cintre, sans sèche-linge. Lavez-la seule la première fois et repassez sans forte pression pour ne pas lustrer le tissu.
Où trouver une veste de travail vintage ?
En friperie, en vide-grenier et en brocante, sur Vinted, Leboncoin ou eBay avec les mots « bleu de travail vintage », « veste moleskine » ou « chore jacket », et pour les revendeurs en lots triés au kilo, où les vestes de travail arrivent selon les arrivages.
↑ Revenir au sommaireDu workwear trié, prêt à revendre
Des box triées à la main au standard Grade A (plus de 90 % de pièces en très bon état), lavées, à partir de 3 kg, expédiées de France en 24/48h. Vestes de travail, pantalons et marques workwear arrivent selon les arrivages, présence non garantie.
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Voir la box workwear →Découvrir les FriptaboxHistoire : Wikipédia, « Bleu de travail », « Chore coat » (en anglais). Tissus : Wikipédia, « Moleskin » (en anglais) et « Moleskine (tissu) » ; Tissus Papi, « Vestes de travail et bleus de travail ». Marques : Wikipédia, « Adolphe Lafont », « Vétra (textile) », « Bragard » ; Vétra, « Notre histoire » et « FAQ » (tableau des tailles) ; Le Laboureur, « Notre histoire » et « Histoire du bleu de travail » ; Le Mont Saint Michel, « Histoire de la marque » et « Histoire de la veste de travail » ; Les Rhabilleurs, « La veste de travail Le Mont Saint-Michel » ; La Gazette France, « Molinel, une entreprise centenaire ». Datation : Wikipédia, « Code postal en France », « Plan de numérotation téléphonique en France », « Tergal », « Sanforisage ». Entretien : Asphalte, « Guide d'entretien de la veste de travail moleskine » ; Largeot et Coltin, « Guide d'entretien ». Cote : relevé des prix affichés sur Vinted le 29 septembre 2026 (première page de résultats par recherche, premier et troisième quartiles), prix affichés et non prix de vente. Témoignage : demande de box reçue en septembre 2026, anonymisée. Consultés le 29 septembre 2026.
Thibault, cofondateur de Friptadium
Avant de lancer Friptadium (grossiste de seconde main Grade A), on a vendu près de 16 700 articles sur Vinted et en live sur Whatnot depuis 2022, avec 73 745 € de chiffre d'affaires Vinted en 2025 et une note de 4,9/5. Les cotes de ce guide viennent de notre relevé Vinted du 29 septembre 2026, et les dates des marques de leurs sites et de Wikipédia.
Guide informatif Friptadium, mis à jour le 29 septembre 2026. Les marques citées ne sont pas liées à Friptadium.
Découvrez les Friptabox
Du stock trié Grade A, lavé et repassé, prêt à revendre.
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Parfum naturel
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Lavandin en vrac
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