Acheter en brocante pour revendre sur Vinted : la méthode de Babz et Thibault
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Acheter en brocante pour revendre sur Vinted : la méthode de Babz et Thibault
Publié le 16 juin 2026 · ⏱ 34 min de lecture
Acheter en brocante pour revendre sur Vinted, c'est la voie la plus accessible pour démarrer l'achat-revente de vêtements : peu de budget, peu de risque, et une vraie école pour développer son œil. Le principe tient en une phrase : on achète des pièces de marque ou de style 2 à 5 € sur un stand, on les remet en état, et on les revend 25, 40, parfois plus de 100 € sur Vinted. La marge se fait dès l'achat.
Pour cet article, on a réuni deux chineurs qui vivent ce terrain pour de vrai. Babz chine en brocante pour revendre sur Vinted depuis 2023 et partage sa méthode sur ses réseaux. Thibault, fondateur de Friptadium, en a fait une activité à plus de 120 000 € de ventes cumulées. Deux approches, zéro théorie. Si vous partez vraiment de zéro, lisez d'abord notre guide pour débuter dans l'achat-revente de vêtements ; pour tout ce qui touche à la mise en vente, gardez sous la main notre pilier comment vendre sur Vinted.
Pourquoi la brocante : on démarre avec moins de 20 €, on touche les pièces, on négocie en direct, et les vendeurs ne connaissent pas toujours la valeur réelle des vêtements. C'est là que naissent les bonnes affaires.
Quoi acheter : les marques qui se revendent (Levi's, Ralph Lauren, Carhartt, Adidas, The North Face, maillots de foot) et les « pièces de style » bien coupées, propres, dans une matière noble.
Le bon réflexe : l'état avant la marque. Une marque connue trop abîmée ne vaut plus rien ; une pièce propre et bien coupée part vite.
La négociation : fixez votre prix maximum avant de demander, ne montrez pas votre intérêt, et jouez le prix de lot.
Après l'achat : on vérifie, on trie, on nettoie (le percarbonate sauve le blanc), on estime, on photographie avec les mesures, et on poste vite.

La méthode de Babz
Chineur · Créateur de contenu · Achat-reventeBabz parcourt les brocantes et vide-greniers depuis 2023 à la recherche de vêtements vintage, de pièces de marque et de bonnes affaires à revendre sur Vinted. Sur ses réseaux, il partage ses trouvailles, ses conseils de chine et son expérience de terrain.
1. Pourquoi la brocante est idéale pour commencer l'achat-revente
Selon moi, la brocante est la première étape, la plus facile et la plus sécurisée pour commencer à acheter et revendre des vêtements de seconde main. Quand on débute, on n'a pas toujours un gros budget. On n'a pas forcément les moyens de passer par des grossistes, d'acheter des ballots ou de mettre plusieurs centaines d'euros dans du stock sans être sûr de pouvoir le revendre. Les grossistes peuvent être intéressants plus tard, mais au départ, ils sont souvent trop chers ou demandent un investissement trop important.
En brocante, on peut commencer avec très peu. Même avec 20 € en poche, parfois moins, il est possible de repartir avec plusieurs articles revendables. C'est ce qui rend ce terrain intéressant pour un étudiant, une personne qui veut se faire un complément de revenu ou quelqu'un qui veut tester l'achat-revente sans prendre trop de risques. C'est exactement l'esprit de notre guide revendre des vêtements quand on débute sans budget.
La brocante reste aussi rentable parce qu'on peut y trouver de tout, à tous les prix. Les vendeurs sont souvent des particuliers qui veulent vider leurs placards, débarrasser une maison ou simplement se débarrasser d'affaires qu'ils n'utilisent plus. Ils ne connaissent pas toujours la valeur exacte des vêtements, surtout sur le marché de la seconde main, du vintage ou de la mode actuelle. C'est là que les opportunités apparaissent.
En brocante, il est possible de trouver des articles de marque, des vêtements vintage, des pièces techniques, du sportswear, des accessoires, et parfois même des articles de luxe pour quelques euros seulement. Chez un professionnel, ce type d'écart de prix est beaucoup plus rare, parce que la marge est déjà intégrée dans le prix de vente. En brocante, on peut encore tomber sur une pièce sous-cotée, mal identifiée ou simplement vendue très bas parce que le vendeur veut s'en débarrasser.
De mon côté, j'ai déjà pu faire de très belles trouvailles. Par exemple, j'ai acheté des jeans Levi's Made in USA selvedge pour 2 €, que j'ai ensuite revendus à plus de 120 €. J'ai aussi trouvé un maillot de foot à 1 €, revendu ensuite à plus de 400 €. Ce genre de coup n'arrive pas tous les jours, mais il montre bien pourquoi la brocante reste un terrain aussi intéressant : la valeur réelle d'un article n'est pas toujours connue par le vendeur.
Faites glisser pour voir les ventes →



Quelques ventes réelles chinées en brocante puis revendues sur Vinted (faites défiler →).
Au quotidien, les marges sont souvent plus simples mais très régulières. Il m'arrive très souvent d'acheter des articles à 2, 3 ou 4 €, puis de les revendre plus de 30 € sur Vinted. Ce sont ces petites marges répétées qui construisent progressivement une activité. L'objectif n'est pas forcément de tomber à chaque fois sur une pièce exceptionnelle, mais d'apprendre à reconnaître les articles qui se vendent bien, qui ont une vraie demande et qui permettent de dégager une marge correcte.
↑ Revenir au sommaire2. Où chiner pour trouver des vêtements à revendre ?

Pour trouver des pièces à revendre, je chine principalement en brocante et en vide-grenier. C'est vraiment là que je trouve le plus d'opportunités, parce que les prix sont souvent bas et que les vendeurs ne connaissent pas toujours la valeur exacte des vêtements. Je vais aussi parfois chez Emmaüs, dans certains marchés ou dans des dépôts-vente, mais mon terrain principal reste la brocante.
Pour repérer les événements, j'utilise surtout des sites comme Brocabrac et vide-greniers.org. Ce sont des outils simples mais très efficaces pour savoir quelles brocantes ont lieu autour de chez soi, à quelle date, dans quelle ville et parfois avec combien d'exposants. Je regarde aussi beaucoup les affiches dans les villes, car certaines petites brocantes locales ne sont pas toujours très visibles en ligne. Ces événements peuvent justement être intéressants, car ils attirent parfois moins de revendeurs et la concurrence peut être plus faible.

Repérer les brocantes et vide-greniers du week-end près de chez soi (ici sur Brocabrac).
Il ne faut pas non plus se limiter aux grosses brocantes. Une grande brocante peut offrir plus de stands, donc plus de chances de trouver de bonnes pièces, mais elle attire aussi plus de concurrence. À l'inverse, une petite brocante de village peut sembler moins impressionnante, mais il suffit parfois d'un seul bon stand pour rentabiliser le déplacement.
Aujourd'hui, je ne limite pas non plus mon sourcing aux brocantes physiques. Il m'arrive aussi de chiner directement sur Vinted. En utilisant les filtres de l'application, on peut trouver des articles à petit prix, repérer des dressings intéressants, faire des lots et négocier avec les vendeurs. C'est une méthode différente, mais elle peut aussi permettre de faire de bonnes affaires, surtout quand une personne vend plusieurs pièces sans forcément chercher à optimiser chaque annonce.
Sur Vinted, l'idée est de regarder au-delà de l'article seul. Quand une pièce semble intéressante, je vais souvent visiter le dressing du vendeur pour voir s'il y a d'autres articles du même style, dans la même taille ou dans la même gamme de prix. En faisant un lot, il devient plus facile de négocier et de réduire le prix moyen par article. Cela permet parfois d'acheter plusieurs pièces revendables à bas prix, sans même se déplacer.
Pour moi, le plus important est de multiplier les terrains de recherche. Les brocantes, les vide-greniers, Emmaüs, les marchés, les dépôts-vente et même Vinted peuvent tous devenir des sources d'approvisionnement. Chaque canal a ses avantages : la brocante permet de toucher les pièces, de négocier en direct et de tomber sur des prix très bas ; Vinted permet de chercher depuis chez soi avec des filtres précis ; Emmaüs ou les dépôts-vente peuvent parfois offrir des pièces plus triées. L'essentiel est de garder l'œil ouvert et de comparer en permanence le prix d'achat avec le potentiel de revente.
↑ Revenir au sommaire3. À quelle heure aller en brocante ?
Le moment où l'on arrive en brocante change vraiment la manière de chiner. De mon côté, je préfère arriver très tôt le matin, surtout quand je vais sur une brocante que je ne connais pas ou quand je sais qu'il peut y avoir de belles pièces.
L'avantage d'arriver tôt, c'est qu'on passe avant la majorité des visiteurs. Les articles rares, les marques intéressantes, les pièces vintage ou les vêtements avec une vraie valeur de revente n'ont pas encore été repérés par d'autres chineurs. Quand on arrive plus tard dans la matinée, il est possible que plusieurs revendeurs, collectionneurs ou habitués soient déjà passés avant nous. En règle générale, avant 6h ou 6h30, il y a souvent moins de concurrence. C'est un moment où certains stands ne sont pas encore totalement installés, où les vendeurs sortent encore leurs cartons, et où il faut parfois fouiller davantage. Mais c'est justement là que l'on peut tomber sur les meilleures trouvailles. Sur certaines catégories très recherchées, comme les jeans Levi's vintage, les maillots de foot, les vestes de marque, les casquettes ou les pièces sportswear, quelques minutes peuvent faire la différence.
L'inconvénient du matin, c'est que la négociation est souvent plus compliquée. Les vendeurs viennent d'arriver, ils ont encore toute la journée devant eux et ils espèrent vendre au prix demandé. Ils sont donc parfois moins ouverts aux grosses baisses de prix. Le matin, la stratégie consiste plutôt à repérer vite, acheter les pièces vraiment rentables sans trop hésiter, et négocier seulement quand le prix de départ laisse une marge suffisante.
À l'inverse, la fin de journée peut être très intéressante pour négocier. Quand la brocante n'est pas loin, il peut être utile de repasser plus tard, surtout si certains articles étaient intéressants mais trop chers au premier passage. En fin de journée, beaucoup de vendeurs sont fatigués, veulent éviter de tout remballer et deviennent plus ouverts à la négociation. C'est le bon moment pour proposer des lots, faire baisser un prix ou récupérer des pièces qui étaient restées sur les stands.
Pour moi, il y a donc deux stratégies différentes. Le matin, on cherche les meilleures pièces avant tout le monde. Le soir, on cherche les meilleurs prix. L'idéal, quand c'est possible, est de combiner les deux : arriver tôt pour sécuriser les articles à fort potentiel, puis repasser en fin de journée pour négocier les pièces laissées de côté ou acheter en lot à meilleur prix.
↑ Revenir au sommaire4. Quoi acheter en brocante pour revendre sur Vinted ?

Quand je chine pour revendre sur Vinted, je recherche d'abord des pièces de marque. Les grandes marques connues restent une base solide, surtout quand on débute, parce qu'elles sont plus faciles à identifier, à rechercher et à revendre. Parmi les marques que je regarde en priorité, il y a par exemple Levi's, Ralph Lauren, Adidas, Carhartt, The North Face, Diesel, Lacoste, mais aussi les maillots de foot et les pièces sportswear recherchées. Pour savoir lesquelles cotent vraiment, ce dossier aide beaucoup : les marques qui se revendent le mieux en seconde main.
Je ne me limite pas à une seule catégorie. J'achète aussi bien de l'homme que de la femme, selon les opportunités. Je peux prendre des jeans, des vestes, des pulls, des chemises, des pantalons, des manteaux, mais aussi des accessoires comme des casquettes, des lunettes, des chaussures ou des sacs à main. L'objectif n'est pas d'acheter uniquement ce que tout le monde achète, mais de repérer tout ce qui peut être revendu plus cher que le prix d'achat, avec une marge intéressante.
Les « pièces de style » : ne pas regarder que l'étiquette
Avec l'expérience, j'ai aussi appris à ne pas regarder seulement l'étiquette. Il y a les pièces de marque, mais il y a aussi ce que j'appelle les pièces de style. Ce sont des vêtements qui n'ont pas forcément une marque connue, mais qui ont une vraie valeur visuelle : une belle matière, une coupe originale, une bonne forme, un bon tombé, une couleur tendance ou un style qui correspond à ce qui se vend bien sur Vinted.
Un pantalon sans marque peut très bien se vendre s'il a une coupe large, une belle toile, un style workwear, vintage, streetwear ou minimaliste. Une veste sans grande marque peut aussi intéresser si elle a une bonne coupe, une matière noble ou un rendu fort en photo. C'est là que l'œil du chineur se développe. Au début, on se rassure souvent avec les marques connues, ce qui est normal. Puis, petit à petit, on apprend à reconnaître une pièce qui peut plaire même sans logo. Si le vintage vous attire, notre guide du vêtement vintage explique comment le reconnaître et le sourcer.
Pour ces vêtements de style, il est difficile de donner une liste parfaite, car cela dépend beaucoup de l'expérience, du goût personnel, des tendances et du type de clientèle que l'on vise. C'est à chacun de tester, de voir ce qui se vend, ce qui attire les favoris et ce qui correspond à son propre univers. De mon côté, j'achète surtout ce que j'aime vendre : on est plus motivé pour bien présenter une pièce quand on comprend son style et son potentiel.
En revanche, je fais attention aux prix. Pour les marques mainstream comme Levi's, Ralph Lauren, Adidas, Carhartt ou Lacoste, si le prix demandé en brocante dépasse déjà les prix que l'on peut trouver chez certains grossistes ou sur le marché de la seconde main, ce n'est plus intéressant. Il faut garder en tête que la marge se fait surtout à l'achat. Même une bonne marque peut devenir un mauvais achat si elle est payée trop cher. Avant d'acheter, je me demande toujours : est-ce que je peux réellement revendre cette pièce avec une marge correcte, après négociation, nettoyage, temps passé et frais ?
↑ Revenir au sommaire5. Comment savoir si une pièce vaut le coup ?
Avec l'expérience, on finit par développer un œil. Aujourd'hui, la plupart du temps, je n'ai même plus besoin de vérifier chaque article sur mon téléphone. En voyant la marque, la coupe, la matière, l'état général et le prix demandé, je sais assez vite si une pièce peut valoir le coup ou non. C'est quelque chose qui vient avec le temps : plus on chine, plus on vend, plus on comprend ce qui part facilement, ce qui reste en stock et ce qui crée réellement une marge.
Mais même avec l'expérience, il y a toujours des moments de doute. Cela arrive surtout quand je tombe sur une marque que je ne connais pas, une pièce très spécifique, un vêtement technique ou un article potentiellement rare. Dans ce cas, je commence toujours par vérifier l'état de la pièce directement sur le stand. Pour moi, c'est le critère le plus important. Une grande marque dans un très mauvais état peut perdre presque toute sa valeur.
Avant même de penser à la revente, je regarde donc s'il y a des trous, des taches, une fermeture cassée, une usure importante, une décoloration, une odeur forte, des boutons manquants ou des défauts difficiles à réparer. L'état passe avant la marque. Une pièce de luxe ou une marque connue peut sembler intéressante au premier regard, mais si elle est trop abîmée, elle peut devenir invendable ou demander trop de temps à remettre en état. À l'inverse, une pièce moins connue mais propre, bien coupée et en bon état peut être beaucoup plus rentable.
Quand l'état est bon mais que j'ai encore un doute sur la marque ou la valeur, j'évite de sortir mon téléphone directement devant le vendeur. Je m'éloigne du stand, je fais mine de regarder autre chose ou je vais sur le stand d'à côté. Cela permet de vérifier discrètement sans attirer l'attention sur la pièce. Si le vendeur voit qu'on recherche rapidement l'article, il peut comprendre qu'il a peut-être sous-évalué son prix et devenir moins ouvert à la négociation.
Je ne regarde pas uniquement sur Vinted. Vinted est très utile pour comprendre le marché grand public, les prix pratiqués et la demande sur certaines marques, mais ce n'est pas toujours suffisant. Certains articles sont trop rares pour y être présents, d'autres y sont au contraire trop abondants, ce qui fait baisser leur valeur apparente. Selon la pièce, je peux aussi regarder sur eBay, Depop ou Vestiaire Collective. Pour certains vêtements vintage, des maillots, des pièces de collection ou des articles plus nichés, il peut même être plus pertinent de vendre ailleurs que sur Vinted. Pour mettre une vraie méthode derrière l'estimation, voir notre guide estimer le prix de revente d'un vêtement.
Au final, le bon réflexe n'est pas seulement de se demander « combien ça vaut ? », mais plutôt : est-ce que c'est en bon état, est-ce que je peux le vendre, sur quelle plateforme, à quel prix réaliste, et avec quelle marge ?
↑ Revenir au sommaire6. Comment négocier en brocante ?

La négociation fait partie de la brocante, même si ce n'est pas forcément naturel au début. À titre personnel, je ne me considère pas comme un très bon négociateur. Pourtant, avec le temps, j'ai développé une méthode simple : avant même de demander le prix, je me fixe un prix maximum dans ma tête. Par exemple, si je tombe sur une pièce intéressante, je me dis : « pour cet article, je peux mettre maximum 5 € ». À partir de là, tout dépend du prix annoncé par le vendeur.
Si la personne me dit 1, 2 ou 3 €, en général je ne négocie pas. En théorie il faudrait sûrement gratter encore 1 ou 2 €, mais quand le prix est déjà très bon, je préfère acheter rapidement, surtout si je sais que la pièce vaut largement le coup. Si le vendeur m'annonce 5 €, alors que c'est justement mon prix maximum, je vais souvent essayer de négocier à 3 €. S'il annonce 10 €, j'essaie au moins de descendre à 7 €. Et si l'article ne vaut vraiment pas 10 € selon moi, je peux proposer directement 5 €. L'idée générale reste de négocier le plus possible, parce que la marge se construit dès l'achat. Même 2 ou 3 € d'écart deviennent importants quand on achète plusieurs articles dans la même matinée.
Une bonne méthode consiste aussi à négocier en fonction du contexte de la brocante. Parfois une pièce est annoncée à un prix élevé mais les vaut réellement. Je peux tomber sur un article affiché à 50 € que je suis prêt à payer 50 € parce que la revente est très intéressante. Même là, il ne faut pas forcément accepter tout de suite. En brocante, beaucoup d'acheteurs hésitent à sortir de grosses sommes pour une seule pièce, et les vendeurs le savent. Un article à 50 € fait peur à la majorité des visiteurs, même s'il vaut plus. C'est pour ça qu'il est parfois possible de faire fortement baisser le prix : une pièce annoncée à 50 € peut parfois se négocier à 25 €, simplement parce que peu de monde est prêt à mettre cette somme dans un seul vêtement.
La clé, c'est donc de ne pas négocier au hasard. Il faut savoir combien on est prêt à mettre avant de demander le prix. Cela évite de se faire emporter par l'excitation, d'acheter trop cher ou de perdre sa marge. Il faut aussi rester poli et naturel. Le but n'est pas de forcer le vendeur ni de dévaloriser son article, mais de trouver un prix qui fonctionne pour les deux. Une phrase simple comme « vous pourriez me le faire à 5 € ? » ou « si je vous prends les deux, vous me faites un prix ? » suffit souvent. La négociation marche mieux quand elle reste simple, respectueuse et rapide. (Thibault ajoute plus bas ses propres techniques, complémentaires des miennes.)
↑ Revenir au sommaire7. Que faire une fois rentré de brocante ?
Une fois rentré, le travail n'est pas terminé : l'achat n'est que la première étape. Avant de mettre les articles en ligne, il faut les vérifier, les trier, les estimer et les préparer. Un vêtement propre, bien présenté et bien décrit se vendra toujours mieux qu'un article posté à la va-vite.
La première chose que je fais en rentrant, c'est de vérifier une deuxième fois tous les articles. Même si j'ai déjà regardé l'état sur place, on peut passer à côté d'un défaut en brocante, surtout quand il fait sombre, qu'il y a du monde ou qu'on va vite. Je reprends donc chaque pièce une par une : taches, trous, coutures, fermetures, boutons, traces d'usure, doublures, poches, état général. Cette deuxième inspection évite les mauvaises surprises au moment de la vente.
Ensuite, je sépare les articles selon leur propreté. Les pièces sales, tachées ou qui sentent mauvais sont mises de côté pour le lavage. Celles qui sont visiblement propres et déjà lavées par les exposants sont mises à part. Pour le détail des produits et des gestes (percarbonate, fiel de bœuf, désinfection), tout est dans notre guide pour laver, désinfecter et détacher les vêtements de seconde main.
Je fais aussi une vérification de l'authenticité. Sur les marques connues, le luxe, les maillots, les sacs ou les lunettes, il faut se méfier des contrefaçons. Même payé quelques euros, on ne vend pas une pièce douteuse. Je regarde les étiquettes, les finitions, les logos, les coutures, les matières et les références. En cas de doute, suivez la méthode de notre guide legit check : authentifier un vêtement de marque.
Après ça, je passe à l'estimation en comparant les prix sur Vinted, eBay et d'autres sites si la pièce est spécifique. L'idée est de fixer un prix réaliste : assez haut pour garder une marge, mais pas trop pour éviter que l'article reste bloqué des mois. Enfin, je prépare les pièces pour les photos. Je repasse quand c'est nécessaire, parce qu'un vêtement froissé donne tout de suite une impression moins professionnelle. Sur Vinted, les photos sont souvent ce qui déclenche le clic.
↑ Revenir au sommaire8. Comment créer une bonne annonce Vinted ?
Pour vendre efficacement, les photos et l'annonce sont presque aussi importantes que l'article lui-même. Une bonne pièce mal présentée peut rester en ligne des semaines, alors qu'un article bien photographié, bien décrit et bien référencé part beaucoup plus vite. Je ne vais pas tout détailler ici (on a écrit un guide entier dessus), mais voici mes réflexes de base.
J'adapte les photos à la clientèle. Pour une pièce streetwear, vintage ou jeune, je fais des photos au sol, dans une mise en scène simple et directe. Pour des pièces plus chic ou habillées, je privilégie le mannequin, qui donne une impression plus qualitative et aide l'acheteur à se projeter. Toutes les pièces ne se photographient pas de la même façon : la mise en scène doit parler à la bonne personne.
Je mets toujours les mesures. Beaucoup d'acheteurs les demandent ; en les indiquant directement, on gagne du temps et on rassure, surtout sur le vintage où les tailles d'étiquette ne correspondent pas aux tailles actuelles. Je décris l'état honnêtement : un défaut, une tache, une fermeture à changer, je le dis. La transparence évite les litiges et les mauvaises évaluations, et sur Vinted la confiance fait vendre. Enfin je travaille le titre et les hashtags (marque, type, style, taille, matière, univers : vintage, streetwear, Y2K, workwear, luxe…) et je laisse une marge de négociation dans le prix.
Pour la méthode complète (setup photo, les 10 photos d'un jean, le bon titre, la livraison, le boost), tout est ici : comment vendre sur Vinted, le guide complet et augmenter ses vues sur Vinted. Et pour rédiger un titre et une description optimisés en 30 secondes, sans rien inventer, utilisez notre générateur d'annonce Vinted.
↑ Revenir au sommaire9. La partie légale à ne pas oublier
Il faut aussi parler de la partie légale, parce que c'est un point important dès qu'on commence à acheter pour revendre. Vendre quelques vêtements personnels de temps en temps n'est pas la même chose qu'acheter volontairement des articles dans le but de les revendre avec une marge. À partir du moment où l'achat-revente devient régulier et organisé, on entre dans une logique d'activité professionnelle.
Dans ce cas, il faut se renseigner sur les obligations applicables : création d'une activité, déclaration du chiffre d'affaires, tenue d'un livre de recettes, et selon les cas un registre des achats. On a fait des guides dédiés pour chaque sujet : créer sa micro-entreprise pour revendre, Vinted et impôts (la directive DAC7), et le registre des objets mobiliers que les revendeurs de biens d'occasion doivent connaître.
Un point pratique propre à la brocante : on achète souvent sans facture, à des particuliers. Comment justifier ses achats et tenir un registre malgré tout ? On explique la marche à suivre dans acheter des vêtements en brocante sans facture.
↑ Revenir au sommaire10. Les erreurs à éviter quand on commence
Quand on débute l'achat-revente en brocante, certaines erreurs font vite perdre du temps, de l'argent et de la motivation. Les voici, dans l'ordre où elles coûtent le plus cher.
- Acheter trop cher. La marge se fait à l'achat. Si le prix de départ est trop haut, il ne reste presque rien après négociation Vinted, temps passé, nettoyage et envoi.
- Acheter des vêtements avec des défauts. Sauf workwear ou vintage où l'usure a du cachet, évitez le « ce n'est qu'un petit trou » ou « cette tache partira ». Un défaut fait baisser le prix ou crée un litige.
- Négliger les photos. Mal éclairée, froissée, mal cadrée : une bonne pièce donne moins envie. Un peu de soin sur la lumière et les détails augmente réellement les ventes.
- Oublier les mesures. C'est le frein numéro un à l'achat. Les indiquer dès l'annonce fait gagner du temps et donne une image sérieuse.
- Acheter pour le logo. Toutes les pièces de marque ne se vendent pas : coupes dépassées, modèles sans demande, couleurs difficiles. Regardez l'ensemble : marque, état, coupe, style, taille, tendance, saison et prix d'achat.
La conclusion de Babz : « Acheter en brocante pour revendre sur Vinted, ce n'est pas acheter au hasard des vêtements pas chers. C'est apprendre à observer, comparer, estimer, négocier, préparer et vendre. La brocante reste la meilleure école : on se forme avec un petit budget, on fait ses erreurs sans perdre gros, et on développe son œil pièce après pièce. La clé tient en quatre mots : acheter bas, rester honnête sur l'état, soigner ses annonces, et ne jamais oublier que la marge se fait dès l'achat. Vous pouvez suivre mes trouvailles et mes conseils de chine sur mes réseaux. »

Les tips de Thibault
Fondateur de Friptadium · Revendeur · 120 000 €+ de ventesDepuis plusieurs années, Thibault achète et revend des vêtements de seconde main sur Vinted et Whatnot, et en a fait l'activité qui a donné naissance à Friptadium. Avec plus de 120 000 € de ventes cumulées et plus de 1 200 articles gérés en stock, il partage ici sa méthode A à Z pour optimiser ses journées de brocante et sa rentabilité.
Les tips de Thibault (la méthode Friptadium)
Ma méthode, ce n'est pas compliqué, mais elle est carrée du début à la fin. Babz a très bien décrit le terrain ; je ne vais donc pas répéter ce qui a déjà été dit, je vais surtout ajouter ce qui fait la différence chez moi : la préparation, le tracé, la logistique, la négociation et la routine de mise en ligne.
La veille : préparation et monnaie
La veille, je vais sur brocabrac.fr, puis j'ouvre Google Maps et je regarde tout ce qu'il y a dans un périmètre de 20 à 30 km autour de chez moi, jusqu'à 50 km si je suis motivé. Je filtre, je repère les brocantes, et je prends en priorité celles qui ont le plus d'exposants (300 et plus) et celles qui ouvrent le plus tôt.
Mais attention, les grosses brocantes ne sont pas toujours les meilleures. Les petits villages ont parfois moins de concurrence côté acheteurs, et on y tombe sur des pièces bien vintage, bien anciennes. J'aime aussi beaucoup les brocantes directement dans les villes : les gens sortent de chez eux et exposent en bas de leur immeuble, donc ils veulent que ça dégage et les prix sont bas. À l'inverse, sur les grands parkings où les vendeurs sont venus de loin et ont fait la queue une heure pour s'installer, ils ont l'impression d'avoir « plus travaillé » et ont tendance à monter les prix.
Dernier réflexe de la veille, et pas le moindre : je passe à la banque tirer des rouleaux de pièces de 1 € et 2 €. Comme ça, quand je tends un billet de 20 € pour un article à 2 € et que la personne n'a pas de monnaie, j'ai toujours l'appoint. Je ne rate jamais un achat pour une bête histoire de monnaie.
↑ Revenir au sommaireLe jour J : le tracé et la logistique

Je pars de chez moi en visant la brocante qui a le plus de potentiel, et j'y suis dès 4h, 5h, 6h du matin, en même temps que les exposants, à la lampe de poche. Comme ça je suis déjà en place quand les bonnes pièces sortent des cartons. Ensuite je fais un tracé logique en boucle pour enchaîner les brocantes du secteur toute la journée, en général de 5h-6h jusqu'à midi ou 13h.
Arriver tôt a un autre avantage : on se gare près de l'entrée, donc on peut faire beaucoup d'allers-retours à la voiture. Pour ça, j'ai une technique de portage : un sac de sport en bandoulière, et dedans plusieurs sacs cabas pliés. Le but est de minimiser les allers-retours : je blinde le sac de sport sur le dos et je remplis deux gros cabas, soit trois gros sacs par trajet. Mon record, c'est 800 € d'achats en une seule journée de brocante (et facilement 440 € sur un week-end férié de deux jours). À ce niveau-là, la rentabilité est incomparable. Petit détail qui compte sur l'année : ma voiture a un boîtier éthanol (autour de 0,85 € le litre), donc le déplacement coûte peu, même en enchaînant les kilomètres.
Mes pièces héros
Avec le temps, l'œil s'aguerrit : j'arrive à reconnaître, même sous un tas, ce qui peut être une pièce de marque ou de valeur. Je cherche le vintage et le premium. Quelques coups réels, pour donner une idée de l'écart possible :
| Pièce | Acheté en brocante | Revendu / potentiel |
|---|---|---|
| Jean Levi's (501/511, vintage) | ~5 € | 45 à 60 € |
| T-shirt Nike / Adidas | 1 € | 12 à 18 € |
| Sweat Nike / Vans | 2 à 4 € | 20 à 35 € |
| Chino Dickies | 5 € | 25 à 35 € |
| The North Face (polaire, veste) | ~10 € | 30 à 45 € |
| Veste cuir Chevignon | < 10 € | ~150 € |
| Veste cuir Schott (mouton) | 8 € | 350 € |
| Veste de luxe (mon record) | 20 € | 500 € |
Les vestes en cuir et la pièce de luxe sont des coups exceptionnels, pas la norme quotidienne. Le vrai moteur, ce sont les marges régulières du haut du tableau, répétées chaque semaine. Les maillots de foot en sont un bon exemple : j'en ai déjà pris une trentaine d'un coup pour un peu moins de 100 € (environ 3 € pièce), alors qu'un seul bon maillot peut se revendre près de 100 €. Pour savoir ce qui cote, voir les marques qui se revendent le mieux.
↑ Revenir au sommaireMes techniques de négociation
Babz fixe son prix maximum dans sa tête, et c'est exactement la bonne base. J'y ajoute trois techniques.
1. Ne jamais montrer son intérêt. Surtout ne pas prendre l'article dans les mains avec des étoiles dans les yeux ni mettre la marque en évidence. Je demande l'air de rien : « excusez-moi, c'est quoi les prix sur le portant, en général ? ». La réponse me renseigne tout de suite. Si la personne lance un prix global bas (« allez, 2 € »), c'est qu'elle veut surtout que ça parte : bon signe. Si elle répond « ça dépend, c'est lequel ? », c'est que ça va être cher.
2. Le prétexte du petit défaut. Dès qu'il y a un détail (un peu bouloché, une petite tache, un fil tiré), je m'en sers gentiment pour négocier : « il est un peu bouloché ». Dans ma tête, je sais qu'une machine anti-bouloche règle ça en deux minutes, et qu'un blanc jauni se rattrape au percarbonate de soude. Le défaut sert juste à faire baisser le prix. (Détail des produits dans notre guide pour détacher les vêtements.)
3. Le prix de lot. Quand plusieurs pièces m'intéressent sur le même stand, je négocie un prix global, ce qui fait toujours baisser le prix à l'unité. Et je n'hésite pas à fouiller dans les bacs et les cartons les moins accessibles : c'est souvent là, tout au fond, que dorment les meilleures pièces que personne n'a regardées.
↑ Revenir au sommaireLe tri et la remise en état : mes 3 tas

De retour à la maison, je rassemble tout et je trie en trois tas.
- Tas 1 : directement postable. Tout ce qui est déjà propre et repassé par le vendeur, plus les matières qui n'ont pas besoin de repassage (joggings, polyester, sportswear). Ça part en photo tout de suite.
- Tas 2 : taché ou jauni. Les blancs jaunis : seau, percarbonate de soude, eau chaude, on laisse infuser, puis machine. Les taches : fiel de bœuf, on frotte, puis machine. Ça sèche, ça se repasse, et ça part.
- Tas 3 : sent juste le placard. Rien d'abîmé, juste un coup de machine et c'est bon.
Deux réflexes en plus. Les jeans troués au genou (ça arrive avec les achats faits vite, dans le noir) : sur un Levi's, je les coupe au-dessus du trou pour en faire un short, et ça se revend très bien. Et les contrefaçons : aujourd'hui je les repère avec un logiciel et je ne les achète tout simplement plus. Un exemple de réflexe d'authentification : sur un vrai Ralph Lauren, la taille est brodée à droite et l'étiquette de lavage intérieure porte un numéro suivi de 4 chiffres et d'un « R ». La méthode complète est dans notre guide legit check.
↑ Revenir au sommaireMa routine de mise en ligne
Tout repose sur un rythme simple. Le dimanche, je chine. Le soir et dans la semaine, je détache, je lave, je repasse. Du lundi au samedi, je poste un maximum d'annonces, tout le stock du dimanche, et l'objectif est d'arriver au samedi soir avec encore assez de stock à publier pour la semaine suivante. Un compte pro aide énormément ici, parce qu'il débloque la publication illimitée.
Ce rythme, tenu sur la durée, ça donne des chiffres concrets : sur une année récente, j'ai fait autour de 73 000 € de chiffre d'affaires sur Vinted en ayant investi moins de 15 000 € en achats, tout en terminant l'année avec plus de 1 200 articles encore en stock. La brocante n'est pas un petit hobby : bien tenue, c'est une vraie machine.
Pour la partie vente elle-même (photos, titres, prix, livraison, automatisation), je ne réinvente rien ici : tout est détaillé dans notre pilier comment vendre sur Vinted. Et pour écouler vite le fast-fashion ou les pièces à moins de 30 €, je bascule sur le live : voir vendre sur Whatnot.
↑ Revenir au sommairePour démarrer avec du stock prêt à revendre, notre box Mix Femme au kilo est triée Grade A, lavée et expédiée en 24/48h.
Quand la brocante ne suffit plus pour alimenter ton stock
La brocante est la meilleure école. Mais le jour où tu veux du volume régulier sans y passer tes dimanches, on prend le relais : des box de seconde main triées Grade A, sourcées en France, lavées et prêtes à revendre.
Découvrir les Friptabox →Pourquoi un bon fournisseur change tout →Babz et Thibault : deux méthodes, un même principe
Deux chineurs, deux styles. Babz insiste sur l'apprentissage : développer son œil, ne pas regarder que l'étiquette, rester honnête sur l'état, et voir la brocante comme la meilleure école pour débuter sans risque. Thibault insiste sur le système : préparer sa journée la veille, optimiser son tracé et son portage, négocier en cachant son jeu, trier en trois tas et publier en flux tendu chaque semaine.
Mais sur le fond, ils disent la même chose : la marge se fait à l'achat, l'état passe avant la marque, les photos avec mesures font vendre, et c'est la régularité qui transforme quelques bonnes affaires en vraie activité. Et avant chaque achat, raisonnez en marge nette (prix de revente moins frais Vinted, emballage et envoi) : notre calculateur de marge la donne en deux secondes. Commencez petit, en brocante, avec 20 € en poche. Apprenez sur le terrain. Et quand le seul plafond devient le stock, passez à la vitesse supérieure.
↑ Revenir au sommaireAcheter en brocante pour revendre : questions fréquentes
Peut-on vraiment gagner de l'argent en allant en brocante ?
Oui, à condition de connaître les marques, les styles recherchés et d'acheter assez bas. La marge se fait à l'achat : des pièces payées 2 à 5 € se revendent souvent 25 à 40 € sur Vinted, et certaines trouvailles bien plus. Ce sont les petites marges régulières, répétées chaque semaine, qui construisent l'activité.
Combien faut-il pour commencer l'achat-revente en brocante ?
Très peu. On peut débuter avec moins de 20 € en poche et repartir avec plusieurs articles revendables. C'est justement l'intérêt de la brocante par rapport aux grossistes ou aux ballots : on teste sans prendre de risque.
Quoi acheter en brocante pour revendre sur Vinted ?
En priorité les marques qui se revendent (Levi's, Ralph Lauren, Carhartt, Adidas, The North Face, Lacoste, maillots de foot) et les « pièces de style » bien coupées, dans une belle matière, même sans logo. Toujours en regardant l'état avant la marque.
À quelle heure faut-il arriver en brocante ?
Très tôt (4h-6h) pour rafler les meilleures pièces avant les autres chineurs, ou en fin de journée pour négocier les meilleurs prix quand les vendeurs ne veulent plus remballer. L'idéal est de combiner les deux.
Comment négocier en brocante sans se faire avoir ?
Fixez votre prix maximum avant de demander, ne montrez pas votre intérêt, demandez « c'est quoi les prix en général ? », servez-vous d'un petit défaut comme prétexte, et négociez un prix de lot quand vous prenez plusieurs pièces.
Faut-il créer une entreprise pour revendre sur Vinted ce qu'on achète en brocante ?
Dès que l'achat-revente devient régulier et fait dans un but de profit, il faut se renseigner sur les obligations professionnelles (déclaration d'activité, chiffre d'affaires, registres). Les règles dépendent de votre situation : en cas de doute, consultez les sites officiels ou un professionnel. Voir nos guides micro-entreprise et DAC7.
L'achat-revente sur Vinted est-elle légale ?
Oui. Revendre ses affaires personnelles ne demande rien, mais acheter dans le but de revendre avec bénéfice est une activité commerciale : il faut un statut (par exemple une micro-entreprise) et déclarer ses revenus. Depuis la directive DAC7, Vinted transmet vos données à l'administration fiscale au-delà de 30 ventes ou 2 000 € par an. Vendre des contrefaçons, en revanche, est interdit.
Comment faire de l'achat-revente sur Vinted en partant de la brocante ?
Sourcez des pièces de marque ou de style 2 à 5 € en brocante, vérifiez l'état, nettoyez et repassez, photographiez avec les mesures, rédigez une annonce optimisée, fixez un prix avec une marge de négociation, puis expédiez vite. La marge se fait à l'achat, et la régularité fait le reste.
Où trouver des brocantes et vide-greniers près de chez soi ?
Sur des sites comme Brocabrac et vide-greniers.org, en filtrant par date et par ville, et en croisant avec Google Maps pour bâtir un circuit. Les affiches locales signalent aussi les petites brocantes de village, souvent moins fréquentées par les revendeurs.
Thibault, cofondateur de Friptadium
Avant de lancer Friptadium (grossiste de seconde main Grade A), on a vendu plus de 5 000 pièces sur Vinted depuis 2022, environ 76 000 € de chiffre d'affaires sur l'année 2025 et une note de 4,9/5. On n'écrit ici que ce qu'on a vraiment testé sur le terrain.